J'admire les japonais pour cette capacité à toujours voir le bon côté des choses, ou, plutôt, pour cette capacité à "faire
avec".
Personnellement, je ne sais pas comment ils y parviennent, mais je sais que ceux qui n'y parviennent pas disparaissent.
____________________________________________________________
Et puis...en fait la vie est ainsi.
La vie est cynique.
Ou peut-être est-ce cela ma conception de la vie?
Pour moi, la vie, c'est un jungle, la loi du plus fort.
Deux solutions:
- Soit on est le plus fort, capable de tuer les autres, d'être un bon chasseur, prédateur aux sens aiguisés et toujours à
l'affût.
- Soit on est la victime de ces prédateurs, voués à mourir, ou à vivoter dans la peur.
Ramené dans un contexte contemporain, cela pourrait
donner:
- D'un côté le loup, en entreprise comme dans la vie. Dynamique, charismatique, apprécié de tous, il sait jouer de ses charmes, sait
manier le verbe et user de compétences sociales pour ne jamais se mettre en danger mais gravir les échelons, quitte à tuer ceux qui pourraient être un obstacle à sa carrière. Avec lui, pas de
larmoiements parce qu'untel n'a plus supporté les pressions au travail et a fini dépressif/ renvoyé/ suicidé.
- D'un autre côté, ceux qui n'ont pas cette force mentale pour résister. Ceux qui n'ont pas la chance d'être bien nés, ceux pour qui
obtenir quelque chose se fait au prix de beaucoup d'efforts et de souffrances. Ceux qui ne savent pas ce que signifie le mot "repos", l'expression " absence de soucis". Eux, qu'ils soient cadres
ou simples employés, sont très vite broyés.
Après tout, dans tous les mondes il faut des victimes et des méchants.
Le problème, c'est que les prédateurs ne sont par forcément les méchants de l'histoire, et que les
victimes peuvent passer pour ces vilains tant honnis dans nos contes pour enfants, et dans les romances hollywoodiennes dont nous sommes tous friands - malgré nos dénis.
Il n'y a pas de noir ou de blanc, il y a des prédateurs au grand sens éthique, et des victimes qui agissent comme des crapules.
Simplement, il y a ceux qui vivront et ceux qui mourront.
La mort peut être sociale.
La mort peut être économique.
La mort peut être morale.
La mort peut être physique.
Peu importe que l'on devienne un fantôme vivant ou un souvenir lointain.
Evidemment, personne ne souhaite être la victime, mais passer pour le sans-coeur de la communauté, c'est pas génial non plus.
Dans la vie, il n'y a pas de héros.
Cela, s'est une pure invention pour éviter que trop de monde mette fin à ses jours, par un suicide annoncé ou déguisé.
Certains me disent que la vie peut être belle, que ma vision est faussée.
Une vision, un point de vue, une opinion. Ces termes rappellent que cela ne concerne que celui qui les émet.
Je ne prétends pas avoir raison, et je ne prétends pas établir une loi.
J'expose ma vision de la vie.
Oui, elle n'est pas joyeuse, tout le monde perd, dans ma vision de la vie.
Ce ne sont pas les photos d'endroits somptueux, ni les naissances ( HS: je ne comprends pas comment on peut oser donner vie à des enfants quand on voit l'état du monde), ni les moments passés
avec des amis autour d'un repas, qui me feront encore croire que la vie est quelque chose de beau.