Travailler au Japon - situation et évolution

Publié le par Zhealy

On dit en general que les actifs japonais ont peu de vacances et travaillent comme des forcenes....

Ceci est assez juste si l'on s'en refere au nombre de semaines de conges que l'on a en France.

Les japonais ont droit a un certain nombre de jours de conges, variables selon la profession exercee. Je pense que cela osille entre deux  semaines et 20 jours.


Ce qui est normal, et même bon, si l'on considère d'autres pays.



Cependant si l'on a cette image du japonais esclave de son travail, c'est parce qu'effectivement il ne prend pas forcement ses conges  et effectue un nombre important d'heures supplementaires non remunerées, quelque soit son statut.


Un employe travaille en general 40 heures par semaine, reparties sur 5 jours. s'il travaille dans un bureau ou l'administration, il travaillera du lundi au vendredi.


S'il travaille dans un magasin ou une agence, il aura deux jours de conges dans la semaine, mais pas forcement fixes. Ici, les magasins et agences sont ouverts tous les jours, y compris le dimanche.



Le Japon n'etant pas un pays ou la religion fait office de Loi, il n'y a pas jour attribue au repos et pour l'hommage au Seigneur, comme le Dimanche en France, par exemple.


Ceci est positif pour qui travaille, car ainsi il peut faire ses courses ou se promener n'importe quel jour de la semaine et profiter d'une ville dynamique et vivante.


C'est pourquoi beaucoup de Japonais sont surpris de ce que les magasins soient fermés sur les Champs Elysees le Dimanche, et ne comprennent pas la raison des fermetures.




Jusqu'à récemment, les Japonais se dévouaient complêtement à leur travail et leur entreprise. Heures supplémentaires, et poursuite de l'activité apres l'âge de la retraite, pour le succès et la croissance de leur société. J'ai pu discuter avec des employés sur le point de devoir prendre leur retraite, qui réfléchissaient au meilleur moyen de continuer à "travailler" pour leur entreprise une fois retraités.


Désormais la situation tend a changer....Ainsi certains de mes amis, et connaissances, qui viennent d'entrer dans une entreprise, travaillent exactement le nombre d'heures demandées et s'en vont ensuite, s'en se soucier du "qu'en dira-t-on".


De même, ce qui était une norme sans faille au Japon, c'est à  dire l'emploi à vie dans une même entreprise, est-il remis en question par de nombeux jeunes.


Ces derniers refusent d'entrer dans ce moule et de devenir ce que souvent leur pere a ete- un etre deshumanise, que les enfants ne voient jamais.

 


De plus en plus nombreux sont ceux qui choisissent de devenir "Freeter, ou フリーター.

Qu'est-ce?


Derivé de l'anglais  "Free", il s'agit simplement d'une forme de travail par interim, en CDD.


Ces jeunes savent s'adapter pour realiser tout type de travail, et aiment à en changer souvent. Ils n'hésitent pas a démissionner, non plus.  Ils gardent une certaine liberté de choix de travail, d'organisation et de vie.

 


Mais ce système a ses revers, car jamais ils ne pourront vraiment vivre décemment. Etre Freeter revient plus ou moins à effectuer des petits boulots.


Jeune, ceci ne pose pas de problèmes. Mais il est certainement impossible de fonder une famille sans travail stable, sans bonus ni augmentation de revenus.

 


Néanmoins l'ampleur de ce "mouvement" freeter a poussé la société japonaise à remettre en question certaines de ses valeurs et conceptions sociales.

Peut-être le nombre trop élevé de suicides d'hommes âgés entre 45 et 55 ans, qui ont passé leur jeunesse à vivre uniquement pour le travail, jour et nuit, et à ne pas voir grandir leurs enfants, à ne pas les élever, diminuerait-il?

 


 Etrangers pour leur femme, leurs enfants, vient un moment....Dans une société où c'est la communauté qui prime sur l'individu, le sentiment de solitude des "salaryman" est un paradoxe et un réel questionnement social.

 

 

 


 

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Zhealy 10/01/2009 18:22

Christel,

Je t'en prie. Bon courage

Zhealy 10/01/2009 18:20

Michel,

Je l'ignore, car au Japon, on travaille beaucoup mais ce n'est pas rémunéré pour autant.

Quant à la question politique, je ne m'y mêle point et ne m'exprime pas à ce sujet ici ( ou ailleurs)

Par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ta définition du confucianisme, car le confucianisme, c'est l'apologie de l'argent et de la richesse.

Au plaisir de te lire,

cdt,

christel/seuleaumonde 09/01/2009 10:50

merci d'avoir pris le temps de faire un détour par myspace ! tes compliments me vont droit au coeur ! des bisous du jour ensoleillés mais glacés ! bon vendredi ! christel

michel 09/01/2009 09:48

En France certain(s) ont voulu copier.... avec "travailler plus pour gagner plus..."
La bonne voie est celle du Sage, "Le juste milieu" si cher à Confucius... ;o)