L'Ikebana- Partie 1

Publié le par Zhealy

IKEBANA

 生け花

 

LA VOIE DES FLEURS

 華道

L'Ikebana est un art très complexe, tant du point de vue historique  que de celui des écoles, des styles et des symboliques. C'est pourquoi, plutôt que de tout résumer dans un seul article, j'ai décidé de consacrer une série à l'art floral.

  • L'Hitorique de l'Ikebana -Partie A
  • L'Historique de l'Ikebana- Partie B
  • Les différents styles
  • Les symboliques de fleurs, feuilles, tiges et de leur arrangement dans l'espace
  • L'ikebana et les autres Arts japonais

 

Ikebana- Partie A

L'historique de l'Ikebana

Ikebana, en japonais 生け花; signifie mot-à-mot Vie des Fleurs. C'est un art dans lequel la disposition des fleurs est hautement symbolique.On l'appelle aussi Kâdô,華道、 c'est-à-dire "La voie des fleurs": d'abord bouddhiste, l'arrangement floral a pour objectif de parvenir à l'union avec "le coeur des fleurs".

Contrairement aux compositions florales occidentales, qui mettent l'accent sur la beauté des fleurs et l'harmonie spérique, l'ikébana se caractérise par son asymétrie, et l'importance accordé autant aux fleurs qu'aux tiges, éléments décoratifs et vases. 

Comme la plupart des éléments culturels et artistiques japonais, l'Ikébana est un art qui vient de Chine. Il trouve ses origines dans le Bouddhisme, puisque ce sont les Moines bouddhistes qui créèrent cet art afin d'honnorer Bouddha.

Cet art s'appelle alors Kyôka,供花、 et n'a pas de fonction ésthétique mais plutôt théologique. L'arrangement floral représente ainsi les symboles suivants:

  • Harmonie entre Homme et Nature
  • Ephémère et Renaissance
  • Principe du masculin et du Féminin
  • La Trinité Bouddhiste: Terre-Homme-Ciel

C'est la raison pour laquelle l'Ikébana est linéaire et que les fleurs sont toujours pointées vers le Ciel.

Ainsi au 6ème siècle le Kyôka apparaît-il en Chine et es-il tout de suite rapporté au Japon par un embassadeur du nom de  Ono No Imeko. Ce dernier rapporta non l'art floral, mais bien l'idée d'offrande à Bouddha, qui s'appelle "Kuge".

Ono No Imeko pris le nom Bouddhiste de Senmu et consacra sa vie à l'arrangement floral épuré -opposé à l'exhubérance confucéenne- en l'honneur de Bouddha.

Il est le premier à avoir codifié l'arrangement, alors selon la Trinité Terre/Homme/ Terre.

Selon Senmu; un arrangement devait avoir trois fleurs:

  • une haute - le Ciel
  • deux basses- La Terre et l'Homme

Il y a deux façons de disposer les fleurs, soit dans un vase haut le tachibana,立花 soit dans un vase à la forme d'un compotier.

Ces deux types d'arrangement sont les ancêtres de deux styles:

  1. vertical:du tatchibana sont issu les styles Rikka et Shôka
  2. Horizontal: le moribana

Le Tachibana est apparu au 15ème siècle, période charnière. en effet le Shôgun  Yoshimasa Ashigaka, qui dirigea le Japon de 1449 à 1473, fit construire dans les maisons des alcôves, appelées tokonoma, pour l'exposition d'arrangements floraux, de kakemonos, entre autres.

Certes dès le 12ème siècle les arrangements floraux étaient réalisés dans les cours, mais ils avaient conservé leur fonction religieuse et servaient à honnorer Bouddha sur les autels familiaux.

Au 15ème siècle, la composition florale devient alors, sous l4influence de Yoshimasa, un art codifié.

Un manuel, le Sendenshô, est publié, et l'acole de l'IKENOBO est crée. Dans le Sendenshô sont en réalité rassemblés les diverses techniques pratiquées: 53 différents arrangements sont proposés en fonctions des événements et cérémonies qui rythment la vie japonaise, comme la Fête des Filles - O Hima maturi おひな祭り- le 3 Mars, la Fête des Garçons- Kodomo no Hi こどもの日- le 5 Mai, le mariage, l"entrée dans l'âge de la majorité, etc.

L'arrangement floral prend alors une fonction esthétique, et la notion de Furyû apparaît:

  • beauté
  • élégance
  • légèreté
  • raffinement

Cette codification de l'école de l'IKENOBO permet à l'arrangement floral de devenir l'art floral, et d'être ârtiqué dans toutes les maisons, à l'instar de l'art du thé, par exemple. Pourtant il reste un art pratiqué par les hommes uniquement, et n'est pas un art d'agréement, mais de concentration pour trouver l'harmonie avec le "coeur des fleurs", la Nature.

Au 16ème siècle, un seconde traité, le Sennô Kûden, apparaît.

Ce traité ne définit pas des bouquets en fonction d'événements particuliers, mais l'art de la composition de paysages entiers. Il s'agit en réalité de toutes les variantes possibles de représentation d'un seul et unique paysage - impressionnisme? ^_^- le Mont Menru, paysage légendaire chinois dont parlent tous les traités Bouddhistes. Il s'agit de la perspective voulue dans la pratique du  style dit Rikka.

à Suivre.... 

Publié dans Passionnément

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Commenter cet article

Eric LOW 12/07/2006 11:19

salut Zhealy
j'aime beaucoup venir sur ton blog au désign très agréable & découvrir cette culture, mais comme Catherien, je trouve les textes très difficiles à lire (couleurs de police sur fond coloré)
amicalement

CATHERINE 05/07/2006 13:49

Ton fond d'écran est très joli mais je ne peux plus rien lire

Yves Lafont 03/07/2006 18:57

Bonjour Zhealy,par ces grosses chaleurs, je te verrais bien habillée de pétales de fleurs, telle une fée des jardins dont la magie et l'art transcendent ce jardin dont ta as fait le fond de ton blog !A bientôt, bisousYVES

Christine ... 03/07/2006 14:18

Je savais que tu ne ferais pas les choses à moitié ... c'est follement passionnant !!Je me régale ... et j'en garde même pour un peu plus tard !!Merci de tant de précisions, de tant de beauté !!Gros gros bisous Zhealy, à tout à l'heure pour la suite !!!

AMICU 03/07/2006 11:30

TON BLOG EST GENIAL BISESSSSSS ET CONTINUE TON SPORT