Problème de communication

Publié le par Zhealy

Une Europe linguistique?
 
L'article au bas de cette note et  lu sur cafebabel.com resume bien le fait que l'Europe, ce ne sont pas "Les Etats Unis d'Europe", mais que chaque pays conserve son identité culturelle et linguisique.
Je pense que ceci est important, car une langue, c'est une culture, après tout.
Si je ne parlais ni ne lisais japonais, bien des aspects de cette culture m'échapperaient.
Il n'est certes pas possible d'apprendre toutes les langues de la planête, mais lorsque l'on porte un intérêt pour un pays ou une civilisation, je pense que ne pas chercher à comprendre son mécanisme linguistique est une erreur.
S'il peut paraître difficile d'apprendre une langue comme le Japonais pour nous Européens, nous avons cette chance de vivre sur un continent, c'est-à-dire de pouvoir profiter de l'accès aisé à un échange culturel et linguistique, et ainsi de maîtriser -souvent sans vraiment en avoir conscience- un vocabulaire "européanisé".
Mots d'origine anglaise, espagnole, italienne, allemande, russe florissent dans notre langage: il y a ceux qui ont été assimilés sans jamais avoir été "francisés": ainsi en est-il des mots "week-end", "rucksack", par exemple.
D'autres sont purement culturels, et nous les connaissons parce qu'Espagnols, Italiens, Allemands, Anglais, Portguais; Belges ou Suisses sont nos voisins, et qu'il nous arrive souvent de communiquer avec eux, virtuellement ou actuellement; sans que cela ne nous étonne vraiment.
Rencontrer un couple Belge qui se rend en Espagne pour les vacances, sur une aire d'autoroute en France, n'a rien de surprenant.
Sur une route japonaise, ou coréenne, vous ne rencontrerez guère de gens traversant le pays pour  se rendre dans un autre.....
Cette communication est une chance.
Et pourtant, ne connaître que sa langue maternelle peut parfois poser des problèmes.
Mais ces problèmes sont-ils linguistiques ou culturels?
Le parler d'une langue unique, comme le propose l'auteur en conclusion, n'est peut-être pas la solution.
En effet parler une langue mais ne pas comprendre la culture associée à cette langue n'aidera point à une bonne "inter-communication".
Ainsi pouvez-vous maîtriser la grammaire et le vocabulaire d'une langue mais passer pour un goujat ou une personne malpolie, simplement parce que vous n'avez pas su employer le bon terme au moment approprié.
Ainsi, par exemple, beaucoup de personnes pour qui le français n'est pas la langue natale ont du mal à faire la différence entre le "tu" et le "vous"- l'anglais, langue pour la communication Internationale, soit-disant, n'ayant que le pronom "you". 
Ces personnes ont alors tendance à tutoyer tout le monde, y compris leur professeur s'il s'agit d'un élève par exemple.  Connaître la différence entre les pronoms "tu" et "vous" d'un point de vue grammatical est une chose, savoir employer les pronoms correctement en est une autre.
Ceci n'est qu'un exemple, sans grandes conséquences si la personne est quelque peu tolérante.
Mais dans d'autres circonstances, une telle erreur peut avoir de graves conséquences.
Cet article illustre le fait que si l'on ne parle pas la même langue, ceci peut générer quelques incompréhensions....
Pourtant en allant plus loin, je pense réellement que l'on peut ne connapitre que quelques mots d'une langue et être parfaitement capable de communiquer.
Ainsi en a-t-il été lorsque je me suis rendue en Thaïlande: je parle trois mots de Thaîlandais - "bonjour", "merci" et "au revoir"- mais ai pu me promener seule, prendre les transports en communs, manger dans les mêmes endrois que la population locale et ainsi éviter tous les endroits touristiques, chers et si différents de la vie thaïlandaise quotidienne.
Trois mots et les gestes appropriés....je me suis intéressée à ce qu'il ne fallait pas faire, aux vêtements à ne pas porter, à ce que les Thaïlandais trouveraient choquant ou déplacé dans mes gestes, mon regard, et ce qui était poli de faire....
De même, au Japon, vous n'avez pas besoin de parler japonais, mais je vous conseille de vous intéresser aux gestes à avoir et à ceux qu'il vaut mieux éviter.
Parfois,ce qui paraît hautement impoli en Europe est un signe de politesse et de respect dans d'autres pays.... 
 
Malotru
Illustration: Henning Studte
 
Lors d’une soirée Erasmus à Berlin, Friedrich discute avec Joanna, une étudiante polonaise. Séduite par le personnage, elle s’apprête à quitter la fête en sa compagnie et lui demande où est garée sa voiture. « In der Kurve » (dans le virage) lui répond-il. Outrée, Joanna le gifle : le terme « Kurve » étant phonétiquement proche de « kurwa » qui signifie femme légère en polonais. Perplexe, notre Allemand décide de continuer la soirée et engage la conversation avec la Française Cécile. Noël approchant, il lui demande tout de go : « Isst du Pute ? » (Manges-tu de la dinde ?). La claque ne se fait pas attendre. Car « pute » est l’équivalent de fille des rues dans l’Hexagone. Finalement notre Berlinois décide de fumer une cigarette en compagnie de Maria, une Espagnole. Alors qu’il lui lance un « Feuer ? » interrogatif (du feu ?), rebelote. Troisième baffe ! Le «Feuer » allemand pouvant s’assimiler au « follar » espagnol (baiser). Parler une langue unique reste peut-être la solution idéale pour passer une bonne soirée
.
 
 
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anonymement 12/07/2006 12:57

je veins delire avec beaucoup d'interet ton article et celui sité, je n'ai pas vraiment envie de contredire ce que tu as écris, je suis d'accord avec toi, les gestes les coutumes et us sont trés importants , et sont a mes yeux le minimum à connaitre lorsque l'ont part en voyage. Cela dit pour le cas de l'article sité, avec le berlinois, je ne serais pas contre une langue commune, ou du moins la connaissance d'une lague commune en plus de notre langue natale, que ce soir l'anglais ou meme la langue européenne dont j'ai oublier le nom.
Pouvoir se faire comprendre dans un resaurant, ou pour des faits auxquels on s'attend (par exemple acheter du pain a la boulangerie, acheter un ticket de bus a un guichetier ( parceque la majorité des contacts que l'on a quand on part en voyage sont de ce type)), est autre chose que d'entamer une réelle conversation avec la personne, piour réelement discuter avec la personne et éssayer de comprendre son individualité  personelle et non pas l'individualité que sa culture lui a donné, il faut employer un language qui est le meme, alors bien sur on peut se spécialiser dans une langue, ou essayer d'en apprendre un maximum, mais je pense qu'en complément de notre langue natal, nous devrions tous apprendre une langue commune.
Et encore plus pour l'europe qui est sensé se souder de plus en plus, l'exemple de ce berlinois est un peut caricaturale, mais c'est vrai que forgé une identité européenne sans se comprendre entre pays révèle d'un bel exploit.

ANGEL 11/07/2006 21:08

Plume d'Ange 10/07/2006 13:38

Je ne suis plus sûre du tout, mais il me semble que c'est au Japon où il est très impoli de regarder quelqu'un dans les yeux lorsqu'on lui parle... Or c'est tout le contraire en France.
Enfin bref, tout ça pour dire qu'effectivement, les gestes ont une grande importance. Et effectivement mieux vaut se renseigner lorsqu'on part à l'étranger! Surtout que parler par gestes est souvent plus facile pour s'exprimer... A condition d'utiliser les bons! (Ca évite des claques... ;-) )
Bises et bonne journée...

Zhealy 10/07/2006 16:51

Et aussi de gros problèmes relationnels...ou des coups de couteaux dans le dos...chose qui est une spécialité japonaise.
Bises et Bonne semaine

Dominique 09/07/2006 23:33

Après la défaite des bleus, j'ai eu le temps de revenir tranquillement lire ton article et çà confirme bien ce que je disais, que si on savait un tant soit peu les coutumes d'autres pays, on saurait mieux communiquer... Je ne crois pas qu'une langue unique solutionnerait le problème... Je pense que la mauvaise communication resterait malgré tout. Dommage.
Gros bisous et j'espère que tu vas mieux de ta grippe.
Gros bisous.

lisa 09/07/2006 21:56